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  Bienvenue dans mon Monde,

                celui du respect

         de la nature et de la vie,

           où  science et aventure                                                               ont eu leur place.          

                                

Dans un premier temps naturaliste, je tente d’illustrer la complexité de quelques phénomènes géologiques qui ont contribué à façonner notre planète. Ce sera, d'une part, celle de la transformation du sable en grès  et, d’autre part, celle des événements qui ont accompagné l’agonie du glacier du Rhône. 

Dans un humaniste et deuxième temps,  je présente une galerie de portraits et de scènes de la vie glanés durant mes séjours hors d’Europe, avec l'espoir d'en faire rejaillir un sentiment de fraternité . 

Finalement, fruit inattendu de mes pérégrinations, je rappelle, par l'image,  l’existence d’un site préhistorique découvert dans la jungle de Sumatra en 1975,  qui n’a pas suscité l'intérêt  des autorités .

           Etroitement liée au monde                            minéral, la vie s'est établie sur                       terre et a prospéré. Naissance                     dans  le  feu, bouleversements                     tectoniques  et changements

            climatiques ne sont que 

              quelques-uns des événements

               qui ont façonné ce monde.

              Un monde minéral complexe, en                 perpétuelle mutation, comme

                celui du vivant.


L’érosion des chaînes de montagne produit du sable, amalgame de fragments de roche et de minéraux, de diamètre situé entre 60 microns à 2mm. Des courants marins, lacustres ou aériens déposent ensuite ces sables en mer profonde, sur les plages, dans les rivières, dans les déserts, etc. Une fois déposés ces sables subissent des transformations. Celles qui ont lieu en surface et à faible profondeur - la diagénèse précoce - incluent compaction, cimentation, excroissances et dissolution de minéraux. L’enfouissement sous des dépôts plus jeunes peut continuer et atteindre 5 km de profondeur, là où règnent des températures de 150 à 200°C. Cette phase appelée diagénèse profonde, voit compaction, déshydratation, dissolution et cimentation s’amplifier au point de transformer le sable meuble en grès induré.

Il arrive que la phase de diagénèse soit suivie d’enfouissement sous une pile de nappes tectoniques (tranches d’écorce terrestre), surimposées lors de la formation des chaînes de montagne. A des profondeurs de 5 à 10 km (200 à 300°C et 0,5 à 3 kbar), on parle d’anchimétamorphisme, stade de transition au métamorphisme « sensu stricto ».




Si la roche-source du sable est de type continental, c’est-à-dire riche en Silicium, Aluminium, Potassium, Sodium et Calcium comme le sont granite et gneiss, alors les grès qui en dérivent sont sont riches en quartz et qualifiés de matures. Si la roche-source est de type océanique, c’est-à-dire riche en Fer et en Magnesium comme le sont basalte, gabbro et péridotite, alors les grès qui en dérivent riches en minéraux ferro-magnésiens instables et qualifiés d’immatures. Il va sans dire que les termes intermédiaires entre ces deux extrêmes sont fréquents. Comme on le verra dans les images de lames minces (épaisseur de 30 microns) et de microscope électronique à balayage (MEB), la maturité d’un côté et l’immaturité de l’autre déterminent des trajectoires de transformation fort différentes.


Tout grès cache donc une histoire d’enfouissement et d’immersion dans les fluides circulant en profondeur et avec lesquels il réagit. Le déchiffrage de cette histoire commence par l’estimation du degré de compaction, qui consiste à identifier, en lame mince, les types de contacts intergranulaires définis dans l'image qui suit.


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Les minéraux néoformés ayant été identifiés, on en établit la séquence de leur formation. Celle-ci est révélée par leurs inter-relations spatiales et par leurs relations avec le degré de compaction (i.e. formation avant ou après un certain degré de compaction). A cette séquence minéralogique correspond évidemment celle des conditions physico-chimiques (enfouissement/profondeur maximum, température, pression, pH , Eh, pression de CO2) qui ont dicté le cours des transformations, physiques et chimiques du grès, et partant de leurs propriétés économiques telles que porosité, perméabilité, densité, etc. La profondeur maximum peut-être estimée grâce à des paramètres qui varient en fonction de la température/profondeur atteint. Parmi ceux-ci on peut citerla cristallinité de l’illite (degré de perfection cristallographique), l’assemblage minéralogique, la vitesse du son dans le grès, la densité des argiles voisins, la réflectivité de la vitrinite (un minéral du charbon).


DIAGENESE PRECOCE des GRES MATURES


La stabilité structurale et chimique-minéralogique caractérise les grès matures.

Transformations proches de la surface

-compaction physique (les grains sont réarrangés)
-formation précoce de ciment ou d’excroissances d’hématite/goethite, calcite et dolomite, quartz, minéraux argileux (kaolinite, glauconite)

Transformation lors de l’exhumation/surrection du grès

 -dissolution des ciments par les eaux météoriques (neutres à acide) avec augmentation
de la porosité


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